Dimanche 15 octobre 2006

Ouest France Nantes - 13/10/06

Les ékèves infirmiers ont un gros sentiment d'injustice. Ilq étaient 450 à manifester à Nantes hier. Ils demandent le même statut que les étudiants d'université.

Pas heureux, les élèves infirmiers ! Venus de toute la région, ils ont dit leur colère, hier, dans les rues de Nantes. Depuis septembre, des mouvements de protestation s'élèvent dans quasiment tous les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI). Au coeur du mécontentement : la non-reconnaissance de leurs trois années d'études. « On fait trois ans et sept semaines d'études, et l'on n'est reconnu qu'à bac +2, rappelle Émilie, en 2e année à Nantes. Sous prétexte que nos stages ne comptent pas. Or, si on ne fait pas de stage, on ne peut pas apprendre notre métier. » « Les étudiants en BTS, qui ont aussi une formation en alternance, font deux années d'études et ont un diplôme bac +2, fait remarquer un autre étudiant. Pourquoi nos trois ans ne sont-ils pas reconnus comme tels·» « On veut le même statut et les mêmes avantages ».

Les élèves-infirmiers souhaitent être affiliés à l'Université et entrer dans le système LMD (Licence master doctorat). Actuellement, un élève-infirmier qui rate son diplôme ne bénéficie d'aucune équivalence universitaire « alors que dans notre formation, on a des modules de psychiatrie, hygiène, sciences humaines qui, validées, devraient nous permettre des passerelles vers d'autres filières ».

Des bourses versées six mois après la rentrée (1), pas de chambre en Cité U... « On veut le même statut et les mêmes avantages que les autres étudiants », insiste Wilfried, également en 2e année et administrateur Pays de la Loire pour la FNESI (Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers). « Si on veut faire du sport à la fac, il nous faut payer 35 € de plus que les autres étudiants, souligne Alexandre en 1re année à Nantes. Et 60 € pour avoir accès à la bibliothèque universitaire. Pour les autres, c'est gratuit. »

Ras-le-bol, aussi, des stages mal payés. Ils ont cinq mois de stage par an, à raison d'un mois à chaque fois. Des stages payés 90 € en 1re année, 120 € en 2e et 150 € en 3e année. « On est pris pour de la main-d'oeuvre bon marché, dénonce Wilfried. Moi, je fais un stage de nuit. Quand un infirmier pro bosse de nuit, il touche 10 % de plus sur son salaire. Moi, mon stage sera payé le même prix. Et pourtant, on bosse vraiment. »


Ouest France La Roche sur Yon - 11/10/06 

200 infirmiers de l'école de La Roche-sur-Yon ont défilé mardi, pour obtenir le niveau licence à la fin de leurs trois années d'études.
« Exploitées, délaissées, formatées ! » Blouses blanches, coups de sifflet, ambiance bon enfant mais déterminée, les infirmières de La Roche-sur-Yon étaient dans la rue mardi matin. Avec deux jours d'avance sur la journée nationale de jeudi, deux cents d'entre elles ont défilé du rond-point Napoléon-Vendée (où se trouve l'école yonnaise qui compte 570 élèves) pour converger vers la place Napoléon.
Après avoir bloqué un court moment la circulation au rond-point, le défilé a remonté la rue du Général-de-Gaulle en scandant des slogans visant à réclamer la reconnaissance du niveau licence à la fin de leurs trois années d'études d'infirmiers : « Nous demandons une reconnaissance juste et réelle de notre formation par une licence unique, des passerelles vers d'autres filières et un accès à la recherche en soins infirmiers », explicite Valentin Banuls, le porte-parole du mouvement lancé par la fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI). Les élèves infirmiers et infirmières qui n'avaient pas manifesté en Vendée depuis 2001 demandent dans la foulée de leur revendication principale, le statut d'étudiant, la mensualisation des bourses par les conseils régionaux et la « démocratisation » du fonctionnement de l'école : « Nous souhaitons que le conseil technique où il y a des représentants des étudiants ait un pouvoir décisionnaire et non plus consultatif », argumente Valentin Banuls.
A la fin de la manifestation, des représentants des étudiants ont été reçus au conseil général. Ils ont demandé au directeur du secteur social de relayer leurs revendications auprès du conseil régional qui gère les dossiers de bourse : « Il n'est pas normal que le conseil régional mette en danger l'avenir de jeunes qui ont choisi un métier difficile et indispensable à la population », commente le Département. Les 13 autres instituts en soins infirmiers des pays de la Loire défileront demain à Nantes.


Presse Océan - 13/10/06

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Ouest France La Roche sur Yon - 14/10/06 - Notes politiques

Philippe De Villiers a écrit à Jacques Auxiette pour lui demander de mieux gérer l'attribution et le versement des bourses aux étudiants en formations sociales et paramédicales. Le président MPF du conseil général reproche au président PS de la région "de sacrifier l'avenir de jeunes ayant choisi les métiers les plus utiles". Un courrier qui fait suite à la manifestation des élèves infirmiers de la Roche sur Yon.
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